République bananière d’Ukraine : l’Empire du mensonge

Texte initial consultable sur Realpolitik TV


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Situation sur le terrain

Pour le détail de la situation, nous recommandons les analyses de Jacques Frère, parfaitement documentées et précises. Nous retiendrons de ces 15 derniers jours d’affrontements les éléments suivants :

- L’armée ukrainienne a lancé une offensive immédiatement après de la chute du Boeing malaysien en en profitant pour faire un carnage à Lougansk, le jour suivant.

- L’armée ukrainienne a obtenu d’excellents résultats en matière de destruction des civils et des infrastructures avec l’objectif, désormais évident, de transformer Lougansk puis Donetsk en Slaviansk géant. Les villes se trouvent privées, tout ou partie, d’électricité, d’eau, de nourriture et de médicaments. En ce sens l’offensive de Kiev est un succès.

- En revanche, du point de vue militaire, l’armée ukrainienne continue de se faire tailler en pièces depuis 15 jours, tandis que les désertions se multiplient.

- Le conseil de sécurité ukrainien et les généraux ukrainiens se comportent à l’évidence comme les plus mauvais chefs bolchéviques de 1941 et 1942. Ils comptent sur des vagues humaines mal entraînées pour compenser leur incompétence. Le rôle du NKVD est, cette fois, tenu par le « Pravy Sektor » qui, faute de se battre correctement, est chargé d’abattre les « traîtres » ou les hésitants et de punir au besoin ceux des soldats ukrainiens qui, à court d’eau, de vivres, de munitions et d’ordres ont trouvé refuge en Russie. Le travail ne devrait pas leur manquer puisque 438 soldats ont traversé la frontière, le 3 août dernier. « Pravy Sektor » a été rejoint par une poignée de néonazis italiens, suédois et même par un marginal français. Son ralliement à la milice de Kolomoïski est sans doute un moyen pour lui de se racheter de l’époque où il appelait au meurtre de Laurent Fabius (pour ceux qui veulent l’aider à repartir, c’est 50 €, à votre bon cœur…).

- L’offensive ukrainienne avait deux objectifs : prendre le contrôle de la zone du crash de l’avion malaysien pour y effacer les preuves qui pourraient incriminer Kiev et, dans le même temps, encercler Donetsk et Lougansk. La précipitation liée au premier objectif est peut-être une des raisons de l’échec catastrophique de cette offensive.

- Comme nous l’analysions précédemment, tous va se jouer sur la capacité de résistance des populations des villes de Donetsk et de Lougansk, malgré la crise humanitaire. L’armée ukrainienne utilise désormais ouvertement des bombes au phosphore, à fragmentation et des missiles balistiques SS 21. Ces derniers, avec une ogive de 500 kg, ne sont d’aucune utilité contre une guérilla, mais feront merveilles contre les maisons, les hôpitaux, les centrales électriques ou d’épuration, qui sont les cibles fixées par les conseillers militaires américains.

- Certaines sources, non confirmées chez les rebelles, font état d’une « surprise » que préparerait l’état-major de Nouvelle Russie, qui pourrait constituer en une offensive rebelle dans les prochaines semaines. Cela confirmerait la montée en puissance de l’armée rebelle, sous les ordres du colonel Strelkov, qui fait désormais figure de légende en Nouvelle Russie.

Situation en Russie

La crise ukrainienne aura eu comme bénéfice immédiat la révélation de la nature réelle de l’opposition libérale pro-américaine, et sa disparition de la scène politique russe. Les deux leaders Navalny et Oudaltsov termineront certainement en prison dans l’indifférence quasi-totale. L’un pour escroquerie, l’autre pour avoir tenté un Maïdan russe en mai 2012.

L’opposition au Président Poutine vient désormais des ultra-nationalistes à tendance eurasianiste, qui se retrouvent derrière Alexandre Douguine, désormais en rupture avec le Kremlin. Ces derniers étaient très présents lors du meeting de soutien à la Nouvelle Russie, qui s’est déroulé le 2 août dernier. Le discours d’Alexandre Douguine a été particulièrement défiant vis-à-vis du Kremlin, exigeant la reconnaissance de la Nouvelle Russie et l’envoi immédiat de troupes russes.

Ce mouvement est cependant largement minoritaire. La majorité des Russes font confiance à Vladimir Poutine pour sortir de cette crise internationale pacifiquement et victorieusement. La cote du Président Russe atteint des sommets avec plus de 85% de satisfaits. Le risque de coup d’état nationaliste est proche du néant, contrairement aux affabulations des « soviétologues français ». Concernant les oligarques, les fidèles du Président Poutine se moquent des sanctions, quant aux autres, ils n’ont qu’à rapatrier leur argent en Russie s’ils ont peur de se le faire confisquer à Londres, où le placer à Hong-Kong comme Oleg Deripaska. Les sanctions n’entraîneront, bien entendu, aucune conséquence sur la position russe, ni sur les raclées quotidiennes que le colonel Strelkov inflige à l’armée kiévienne.

Situtation en Ukraine

L’implosion de l’économie est en marche et se conjuguera peut-être à une implosion de son outil militaire. Après avoir promis la fin des combats pour le mois de juillet, le gouvernement kiévien a lancé la mobilisation partielle et la levée d’un impôt supplémentaire pour l’effort de guerre.

Tout cela baigne dans une propagande ahurissante (pour les ukrainisants ou les russisants, nous recommandons le portail www.yandex.ua. Cliquez sur Ситуация на Востоке, le matraquage est encore plus grotesque que dans les médias français, c’est dire…). Cette propagande est reprise fidèlement et sans aucun recul par la presse française, mais avec deux jours de retard, la plupart du temps. Nos médias, Le Monde en tête, nous ressortent les mêmes bobards que pendant les guerres de Yougoslavie. Nous attendons avec impatiences les charniers de masse, les viols de masse, les attaques chimiques ou bactériologiques au virus Ebola de masse, et tout autre arme de destruction massive possible et inimaginable, pour faire plaisir à Bruno Tertrais.

Les points essentiels à retenir sur la situation en Ukraine :

- L’objectif américano-kiévien est l’élimination physique, par destruction ou par épuration des Ukrainiens de l’est, et leur remplacement par des populations UE-compatibles de l’ouest.

- Les oligarques au pouvoir connaissent la fragilité de leur situation et s’efforcent de privatiser rapidement ce qui reste à voler.

- L’armée est dans un état de délitement avancé. Les témoignages se multiplient sur le web et même sur certains médias ukrainiens, mais restent totalement ignorés par la presse française. Les consignes de l’ambassade américaine à Paris ont été très strictes sur ce point. Le département d’État américain a également interdit aux journalistes d’aller interviewer les soldats ukrainiens qui ont trouvé refuge sur le sol russe.

- Ces soldats qui avaient été abandonnés par leur commandement, sans eau, ni nourriture, ni munitions, ont commencé à passer devant les tribunaux et risquent 10 ans de prison.

- Les récents succès de l’armée de Nouvelle Russie sur le terrain, et les bombardements de Kiev contre les populations civiles ont provoqué le ralliement des forces de police de Donetsk à 90%. 300 policiers ont ainsi rejoint la milice populaire, au grand désespoir du commissaire politique chargé de la propagande à Kiev, Anton Guerachenko. Ce dernier nous annonce depuis 4 mois que la victoire et proche. Dernièrement, il a affirmé que des espions avaient infiltré l’armée et les rangs des insurgés. Il n’a pas précisé si Kiev travaillait sur des armes miracles qui permettraient, à coup sûr, de l’emporter à Donetsk.

- En attendant, les têtes de cette armée en pleine décomposition tombent : des responsables logistiques ou des commandants d’unité.

- Le secrétaire général du conseil national de sécurité, Andrei Paruby, ancien commandant de Maïdan, a donné sa démission. C’est toujours un nazi de moins, mais il ne faut pas crier victoire trop vite. Si le fondateur de Svoboda quitte le navire, c’est en prévision des élections parlementaires. Nazi et opportuniste, Paruby n’a pas l’intention d’assumer le bilan catastrophique de ces trois derniers mois d’opérations militaires.

- Pour les prochaines élections parlementaires, il faut prévoir deux blocs :

Un bloc oligarchique germanophile : Porochenko, Klitchko, Akhmetov.
Un bloc oligarchique américanophile : Kolomoïski, Timochenko, Iatsenouk
Le parti communiste a été dissout. Opposé à la guerre civile et à l’oligarchie, il ne respectait visiblement pas les valeurs de l’Union Européenne.
« Pravy Sektor » suivra la voix de son maître Kolomoïski et Svoboda, n’importe qui, lui garantissant un minimum de députés et l’impunité pour ses crimes.
A noter, l’émergence d’un pouvoir local autonome à Kharkov, après le retour de son maire Guennadi Kernès. Il a survécu à la tentative d’assassinat, probablement organisée par son ennemi juré, Arsen Avakov, le ministre de l’intérieur. Lors d’un conseil municipal mouvementé, il a fait citoyens de Kharkov deux hommes d’affaires russes, gros investisseurs locaux. Avec sa réputation de chef mafieux et son implantation dans la ville, Kernès a les moyens de s’opposer physiquement à l’autre mafia, celle des milices de « Pravy Sektor », que pourrait lui envoyer son ancien allié Igor Kolomoïski. Il est également capable de tenir tête aux structures de forces de Kiev. Il tient à conserver un positionnement modéré et a déclaré que Kharkov ne ferait jamais la guerre à la Russie. Une manifestation de Maïdan, devant l’Hôtel de Ville, n’a rassemblé qu’une dizaine de personnes. La vie de Kernès est toujours en danger. Rappelons, que le maire de Krementchoug a été assassiné en juillet, tandis que celui de Lvov a été victime d’un attentat. Tout cela dans style bon enfant, propre aux grandes démocraties occidentales.

- Le Maire de Kiev, Vitali Klitchko, successeur de Lénine à la tête du lobby allemand en Ukraine, ne manque pas d’humour. Le Jean-Claude Van Damme de la politique ukrainienne vient de proposer aux Kiéviens de se chauffer au bois pour éviter la crise du gaz. Etant donné l’urbanisme de la capitale, il faudra vraisemblablement multiplier les effectifs de pompiers par 10. En attendant, les pneus brûlent de nouveau à Maïdan, d’où les clodo-nazis refusent toujours de partir. Plus drôle encore, le conflit qui a éclaté entre les sergents recruteurs de la garde nationale et de l’armée régulière, qui ont chacun dressé leur tente sur Maïdan.

- Le mouvement des épouses et mères de soldats continue de se propager en Ukraine. Dans les Carpates, les journalistes ukrainiens se sont montrés à la hauteur de leurs homologues français, puisqu’ils ont livré au SBU (ancien KGB) une journaliste américaine, Alina Eprimian, travaillant pour Russia Today. La journaliste a été expulsée, tout comme l’héroïque Graham Phillips, grand reporter anglais sur la même chaîne russe. Notons qu’un seul de ses tweets représente plus de courage et de talent que la misérable production d’un Vincent Jauvert, dont le style laborieux ne convient même pas au roman d’espionnage et de farces et attrapes, qu’il a commencé à publier (nous proposons la création d’un « prix Vincent Jauvert pour la liberté d’expression » qui sera remis à chaque journaliste ukrainien pour une dénonciation, et à chaque milicien de « Pravy Sektor » qui aura réussi à mettre une balle dans le dos d’un journaliste russe).

- Kiev mène donc une opération « anti-terroriste » avec une mobilisation quasi-générale, des missiles balistiques, et des mercenaires polonais et américains qui n’hésiteront pas, eux, à massacrer les civils ukrainiens. En un mot : du chirurgical à l’américaine.

- Les institutions internationales qui ont de plus en plus accès aux zones bombardées en Russie ou en Ukraine confirment TOUTES les affirmations russes, ici, ici, ici, là, et encore là. Un des observateurs ukraino-canadien de l’OSCE s’interroge même sur « la provenance des impacts de gros calibre » sur le fuselage du Boeing malaysien. A Lougansk également, l’émotion du chef du chef de la délégation de l’OSCE sur place n’est pas feinte. Espérons qu’il sera entendu (c’est en anglais, écoutez au moins après 14:45).

La situation en France

Le Ministère de la Défense français et celui des Affaires étrangères tiennent bon ! En évoquant le deuxième Mistral, le Président Hollande a simplement confirmé que le premier n’était déjà plus un sujet de discussion. D’ici un an, espérons-le, l’Ukraine sera une fédération sur le modèle allemand, où le Donbass achètera son gaz à 100$ à la Russie, et le revendra à 300$ à Kiev et 350$ à Lvov. Le choix de Jean-Pierre Chevènement comme représentant spécial de la France en Russie s’est avéré crucial. Nous n’avons pas été surpris d’apprendre que son intervention avait été décisive pour convaincre le Président Poutine d’accepter l’élection de Piotr Porochenko. Sa russophilie et sa défense opiniâtre des intérêts français avaient d’ailleurs valu à ce grand homme d’État un article de délation de Jauvert-Vychinski.

Les Allemands ont démontré qu’ils n’étaient pas des fournisseurs fiables dans le domaine de l’armement. Cela s’explique par le fait que l’Allemagne a des ambitions géopolitiques sur l’Ukraine. Ce sont les mêmes que Bismarck, que Guillaume II ou qu’Adolf Hitler, et Berlin est prêt à payer un certain prix économique pour s’en approcher. C’est là son point commun et son opposition fondamentale avec la Russie. Tout cela est excellent pour la France, qui n’a AUCUN intérêt stratégique en Ukraine et peut désormais se proposer comme fournisseur européen incontournable, pour une Russie en plein réarmement.

Ce projet d’alliance franco-russe doit faire face à un bloc écolo-libéral. Les écologistes, en tant que promoteurs des valeurs sociétales occidentales, combattent la Russie sur tous les fronts, y compris en soutenant les mouvements fascistes européens. Leur position peut se résumer à un slogan : « plutôt Hitler que le Christ ! ». Rappelons le soutien de Noël Mamère au radical Navalny. Ajoutons que les idéologues écologistes trouvent un écho chez certains jeunes députés socialistes, sans formation politique sérieuse, qui heureusement s’effacent devant l’irremplaçable Jean-Pierre Chevènement.

Au sein de l’UMP, le danger vient de son extrême droite atlantiste, désormais incarné par Bruno Le Maire. Son absence totale d’expérience dans le monde de l’industrie et de l’entreprenariat ne suffit pas à expliquer le positionnement anti-russe du prétendant à la présidence de l’UMP. Certes Bruno Le Maire n’a aucune idée de ce que représente le Mistral en matière d’innovation technologique. Certes, il n’imagine pas ce qu’il a fallu comme investissement humain au Ministère de la Défense, chez les commerciaux et les techniciens de DCNS, pour obtenir ce contrat. Sa carrière exclusivement bureaucratique ne devrait cependant pas l’empêcher, à ce point, de prendre un peu de « hauteur de vue stratégique ». La vérité est que Bruno Le Maire, comme Alain Lamassoure, et les autres membres de l’extrême droite de l’UMP, sont prêts à sacrifier des pans entiers de l’industrie française si Washington l’ordonne. Parmi cette faction de l’UMP, on trouve également Arnaud Danjean, dont la compromission avec le mafieux albanais Akhim Thaci (à partir de 8:45) – qui sera, espérons-le, prochainement jugé pour trafic d’organes – aurait dû lui interdire, à jamais, d’être un élu français. Si l’UMP veut vraiment faire table rase du passé, il serait temps qu’il s’interroge sur cet individu. Il serait temps aussi, que les juges français s’intéressent aux liens de cette « barbouze » (25:50), avec la mafia albanaise.

Oui aux sanctions contre la Russie ! Tous à Hong-Kong !

Une partie de l’élite russe accueille, paradoxalement, les sanctions contre la Russie de manière positive. Leur nature incite à cet optimisme, car elles ne concernent pas les produits que vend la Russie, mais ceux qu’elle importe. Dans les trois domaines qui sont touchées, la Russie peut faire de ce handicap une force. Elle a souvent prouvé qu’elle n’était jamais aussi efficace que sous la pression de l’adversaire.

Bien gérées, ces sanctions peuvent finalement devenir un moyen d’achever la sortie de la Russie de son économie de rentes. Du point de vue financier, comme l’a souligné l’agence Bloomberg, les sanctions vont accélérer la dédollarisation de son économie et vont inciter ses entreprises à lever des fonds à Hong-Kong plutôt qu’à Londres. Rappelons que Londres n’est la place financière principale de la Russie que depuis 12 ans. Auparavant Berlin puis New York tinrent cette position. Rien n’est donc définitif. Hong-Kong peut être une solution transitoire, en attendant que Moscou devienne une place financière à son tour.

C’est dans la perspective de cette sortie du système mondial américain qu’il faut voir les contrats géants, bien sûr avec la Chine, mais aussi avec l’Iran, qui reste, contrairement à l’analyse de Vincent Jauvert, un fidèle allié de la Russie.

Les sanctions dans les domaines militaires et pétroliers forceront les Russes à développer leurs sous-traitants et à exiger dès que possible, des transferts de technologie en échange de l’autorisation de commercer en Russie. Il n’est pas dit qu’ExxonMobil respecte d’ailleurs, à la lettre, les sanctions américaines. Le groupe pétrolier américain est le premier contributeur du parti démocrate et Barack Obama n’est que Président des États-Unis.

Les sanctions russes contre les occidentaux vont également dans ce sens. Elles ne concernent pas ce que vend la Russie mais ce qu’elle achète. Nous nous réjouissons au passage de voir la France relativement épargnée, notamment sur le vin (imaginez l’inquiétude des Français de Moscou !). L’agriculture russe a une occasion en or d’augmenter sa production et de se diversifier, soutenue par l’État. C’est également une aubaine pour les producteurs non européens. Malheureusement, les bureaucrates comme Bruno Le Maire, qui nous gouvernent, ignorent que, lorsqu’on perd un marché et qu’on est remplacé, il est très dur d’y revenir. Il reste aux Polonais à manger leurs pommes en espérant qu’ils aiment ça, parce qu’il y en aura beaucoup. Ce sera l’occasion de décliner de différentes façons ce fruit excellent pour la santé. On note au passage le reportage vicieux de BFMTV qui veut faire croire que Moscou sanctionne la position polonaise sur l’Ukraine alors que Kremlin ne fait que répondre aux sanctions de l’UE.

Puisque nous parlons de vice, et ce sera la conclusion de cette analyse, nous souhaitons revenir sur un article, qu’un de nos lecteurs nous a envoyé. Il a été publié sur le site atlantiste, « Nouvelles de France » par Antoine Arjakovsky. Ce n’est pas la première fois que les néo-conservateurs chrétiens français, polonais ou galiciens tentent de refaire le coup de la Yougoslavie et des « serbolchéviques ». En soi, que l’auteur utilise une tierce personne pour reprendre mot pour mot la propagande de Svoboda et nous faire verser des larmes de crocodile n’est pas très courageux intellectuellement, mais pas répréhensible. On peut croire que « Andriy Shkrabyuk » n’apprend pas à ses filles à crier « Moskalis na noji » (« Les Moskalis (terme péjoratif pour désigner les Russes) au couteau ») depuis l’âge de 5 ans, comme nombre de ses amis de Svoboda. Ce qui est en revanche insupportable, c’est l’invocation de Dieu dans cette guerre civile pour demander autre chose que la paix. Dieu ne fait pas et ne fera jamais la guerre avec la Galicie, qui bombarde délibérément les églises orthodoxes de Slaviansk, de Gorlovka, et de Lougansk.

Ce n’est pas la Russie, mais justement la Galicie qui est le seul problème fondamental de l’Ukraine. C’est le cas depuis ce jour maudit où Staline, contre l’avis du PCUS, l’a rattachée à l’Ukraine dont elle n’avait jamais fait partie. Si Arjakovsky et Shkrabyuk veulent prier, qu’il prie pour que le gouvernement de Kiev décrète une large fédéralisation, et la guerre cessera. C’est la seule solution raisonnable, et elle aura en plus l’avantage d’isoler les populations pauvres, violentes et envieuses de Galicie du reste de l’Ukraine.

Pour finir sur une note positive, merci à mon ami John Laughland d’avoir repris sur RT l’expression « République bananière », à laquelle j’avais un temps renoncé. Kiev la mérite plus que jamais. Enfin, pour ceux qui l’avait manquée, cette vidéo sur le 9 mai 2014 à Sébastopol. Rien de tel pour vous faire aimer la Russie.

Dernière minute, la conférence de presse, du chef de la délégation de l’OSCE à la frontière russe. Paul Picard est un Français russophone. Sans commentaires.

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Posted on by Alexandre Latsa in Realpolitik TV, Ukraine Leave a comment

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