L’Arctique, théâtre stratégique?

 
Ce post très court pour signaler a mes lecteurs ma contribution au Cahier “L’Arctique, théâtre stratégique”de la revue Défense Nationale
 
Revue défense nationale est une revue mensuelle française créée en 1939, traitant des grandes questions militaires, politiques, sociales, économiques et scientifiques sous l’angle de la stratégie et de la défense. Elle est traditionnellement dirigée par des officiers généraux : son directeur est depuis 2008 le général d’armée aérienne Bernard Norlain, et son rédacteur en chef est le contre-amiral Jean Dufourcq depuis 2009.
 
Je tiens la revue a disposition de ceux qui souhaiteraient la lire, me la demander par mail. L’article est ci-dessous :
L’âge de L’arctique
En 2007, Arthur Chilingarov, un explorateur polaire russe a participé à une expédition au cœur de l’arctique, baptisée Arktika 2007. L’homme n’était  pas inconnu en Russie: Explorateur  polaire, élu à la douma comme député pour la région du grand nord russe Nénétsie sous l’étiquette Russie-Unie, il est également le représentant spécial du président de la fédération de Russie pour la coopération internationale en Arctique et en Antarctique. Cette expédition Arktika a été une affirmation on ne peut plus claire des revendications territoriales russes dans la région. Arthur Chilingarov et 5 explorateurs russes, amenés sur place par un brise glace nucléaire, sont descendus en bathyscaphe à près de 4.200 mètres de profondeur, pour déposer sur le fond une capsule de titane contenant drapeau de la fédération de Russie. Une fois l’opération réussie[1], Arthur Chilingarov  a affirmé : «L’arctique est russe. Nous sommes heureux d’avoir planté le drapeau russe au fond d’un océan où aucun homme n’avait jamais été. Je me moque de ce qu’on en dit à l’étranger. Si cela déplait à  certains, ils peuvent essayer de plonger aussi et de planter quelque chose«. La presse anglaise avait comparé cette expédition au premiers pas sur la lune en 1969[2] en termes de témérité et de performance technologique.  Mais l’expédition russe n’était pas uniquement une performance technique. Elle a montré l’importance que les autorités russes accordent à cette zone, et elle préfigure, entre pays riverains, des négociations qui seront peut-être difficiles. Si l’arctique ne représente que 1,5% de la population de la Russie, la région compte déjà pour 11% de son PIB et 22% de ses exportations. En outre, le pays s’apprête à investir[3] d’ici 2039 plus de 310 milliards de dollars dans des projets d’exploration de son plateau continental.Bien que les russes affirment vouloir faire de l’arctiqueun territoire de dialogue[4] et écartent par avance tout risque de conflit[5] dans cette zone du monde, l’influent premier ministre Vladimir Poutine a néanmoins récemment rappelé[6] que: «La sécurité et les intérêts géopolitiques de la Russie sont liés à l’Arctique». Pour certains, l’importance de l’arctique pour la Russie dans le siècle à venir sera tel qu’il entraînera une modification de la vision géopolitique du pays, qui pourrait passer du statut de puissance eurasiatique à celui de puissance arctique[7]. En perspective, il y a les intérêts des états dans les nouvelles routes maritimes du nord ouvertes par le réchauffement climatique, et surtout  leurs intérêts dans le domaine minier et off-shore de la région.

 

Quel cadre légal pour l’arctique?
Après la fin de la guerre froide, les pays riverains de l’Arctique (Russie, Canada, Norvège, Danemark, Etats-Unis) ont constitué trois organisations de coopération régionale : 
1/ Le Conseil des Etats de la mer Baltique (1992), qui réunit les pays riverains de la mer Baltique et favorise les coopérationsinter-arctique en rapprochant ses membres de la Russie notamment.
2/ La Coopération de Barents, (1993) afin de favoriser les contacts entre les individus de la région de Barents, ainsi que de promouvoir le
développement économique de la région. Le Conseil euro-arctique de la mer de Barents réunit les ministres des Affaires étrangères des six pays membres et de la Commission européenne, la France y a également le statut d’observateur.
3/ Le Conseil de l’Arctique (1996) qui réunit les huit états arctiques,  6 représentants des populations autochtones arctiques, et également un grand nombre de membres observateurs dont la Finlande, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Pologne.
En 1982, la convention des nations unies sur le droit de la mer a été signée à Montego Bay, et elle est entrée en vigueur  en 1994. Certains pays comme la Turquie ou le Venezuela, qui ont des problèmes aigus avec des archipels voisins ne l’ont pas signée, mais tous les pays riverains de l’arctique l’ont signée et ratifiée, à l’exception notable des Etats Unis qui l’ont signée mais pas encore ratifiée.  Cette convention précise les statuts des diverses zones maritimes, définissant les «eaux territoriales», les «mers territoriales» (12 milles marins à partir des côtes soit 22 kms), les «zones économiques exclusives (ZEE) » qui s’étendent sur 200 milles marins (360 km), les détroits de navigation libre et enfin le «plateau continental«, sur lequel les états peuvent prétendre étendre leur souveraineté  à certaines conditions. Au-delà, les fonds marins sont considérés comme «patrimoine commun de l’humanité». Une commission existe ayant pour mission d’examiner les données présentées par les états côtiers en ce qui concerne la limite  extérieure du plateau continental lorsque celui-ci s’étend au-delà des 200milles nautiques. Cette commission peut donner des avis mais elle ne peut pas  trancher les litiges. A cette fin la commission a créé un tribunal international du droit de la mer. La Russie, le Canada et le Danemark ont déjà lancé des dossiers  pour affirmer que certains secteurs de l’Arctique devraient appartenir à leur zone économique exclusive,  mettant au grand jour des litiges probables concernant la souveraineté dans la région[8].
En 2008[9], lors de la réunion d’Ilulissat les pays riverains de l’Arctique (Russie, Canada, Norvège, Danemark, Etats-Unis) ont confirmé le maintien des accords sur les droits de propriété de leurs membres sur le plateau continental au-delà de la zone de 200 milles marins. En 2012[10]la Russie envisage de déposer à l’Onu une demande d’extension des frontières de son plateau continental dans l’Arctique afin de rattacher à sa zone économique exclusive de 200 milles une surface de 1,2 millions de kilomètres carrés qui parait être riche en hydrocarbures. Cette revendication est basée sur l’existence de 2 dorsales sous marines (dorsale Mendeleïev et dorsale Lomonossov). La prise en compte de la dorsale Lomonossov pourrait aussi procurer des avantages territoriaux  au Canada et au Danemark.

 

L’Arctique: Heartland du nord ?
Au cours du siècle dernier, les pères de la géopolitique moderne, opérationnelle, et active comme Halford John Mackinder ou Nicholas Spykman, ont défini des concepts clefs, qui facilitent la compréhension des évènements géopolitiques actuels. Ils   pensaient que le monde était composé d’une «île mondiale« ou Heartland (Europe-Asir-Afrique), d’«îles périphériques«, (l’Amérique, l’Australie) et enfin du reste du monde : «l’océan mondial«.Mackinder estimait donc que pour dominer le monde, il fallait contrôler le heartland, cette plaine s’étendant de l’Europe centrale à la Sibérie occidentale, et qui offre des débouchés sur la Méditerranée, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et la Chine.Nicholas Spykman pensait pour sa part que la zone déterminante n’était pas localisée au cœur du continent eurasiatique (Heartland) mais plutôt sur la périphérie de cette zone centrale, sur l’anneau de terres côtières, qu’il définit comme le Rimland. Il  pensait donc que les États-Unis devaient contrôler les États de ce Rimland afin de s’imposer comme puissance dominante à l’échelle planétaire.
Mackinder et Spykman ont adapté au 20ème siècle des théories plus anciennes.  Alfred Thayer Mahan avait déjà démontré l’importance d’une flotte militaire massive pour les Etats-Unis, afin que ceux-ci deviennent la puissance maritime dominante, ce qui sera le cas durant le 20ème siècle. Plus loin encore dans le passé, au 17èmesiècle, le grand navigateur anglais Sir Walter Raleigh avait affirmé : «Qui tient la mer tient le  commerce du monde; qui tient le commerce tient la richesse; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même«. Ces théories géopolitiques anglo-saxonnes destinées à construire une domination militaire et commerciale  permettent de comprendre comment une  opposition fondamentale a pu apparaître entre les puissances maritimes (Angleterre,  Etats Unis) et les puissances continentales (Allemagne, Russie). Pour Harold Mackinder le monde devait être évalué via une cartographie «polaire«, permettant clairement d’identifier le coeur de cette île monde qu’il avait définie : Il s’agit de la zone comprenant la Russie d’aujourd’hui,  l’Ukraine, la Biélorussie, le Caucase et le Kazkhstan, ainsi que les débouchés sur les mers du nord, caspienne et noire. Soit un bloc contenant les zones énergétiques du continent eurasien, mais aussi les routes énergétiques les reliant entre elles, ainsi que les débouchés sur les mers de la région. Comme nous pouvons le constater de façon évidente, la frontière nord du Heartland est l’arctique russe le long du territoire allant de la pointe nord de la Norvège au détroit de Béring. Avec la vision « polaire » de Mackinder, on comprend les enjeux stratégiques dans cette région et les raisons qui ont fait que durant la guerre froide, l’arctique est rapidement apparu comme la route la plus courte pour  une confrontation entre les deux  grandes puissances du moment: l’Amérique et l’Union Soviétique.Pour Jean Claude Besida[11], l’arctique est devenu à ce moment une «interface géopolitique entre puissances«. En 2011, cette affirmation semble plus que jamais  d‘actualité.
L’arctique terre de conflits?
Pour Krauss Clifford, journaliste et membre du think tank, Council on Foreign Relations «les différends territoriaux concernent les États du monde entier, mais c’est bien en Arctique que les experts s’attendent à voir le plus de conflits« (Krauss Clifford, The New York Times, oct. 2005). 
Si le passage par l’arctique était la route la plus directe pour attaquer l’autre pendant la guerre froide, les évolutions climatiques en cours  (réchauffement de la planète et fonte des glaces liées) devraient rapidement permettre l’apparition  d’un intérêt nouveau pour cette zone : Des routes commerciales maritimes bien plus courtes,  plus rentables mais aussi bien plus sûres par l’absence de piraterie, entre l’Asie et l’occident . En effet l’arctique a perdu 20% de superficie de glace depuis 1979, d’ici a 2100 ce taux devrait atteindre 50%[12]. Deux routes retiennent l’attention aujourd’hui:- La Route Maritime Nord (rmn) qui longe la Russie par le nord et permet de passer de l’Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie. Cette route de 13.000 kms est considérée aujourd’hui “comme la voie de communication unique et la plus accessible qui relie Mourmansk à Vladivostok et les gisements naturels du Grand-Nord russe, de Sibérie et de l’Extrême-Orient entre eux[13]”.
- Le passage du Nord-Ouest qui relie l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en passant entre les îles arctiques à travers le grand Nord  Canadien. L’état canadien défend la théorie selon laquelle ce passage est situé dans les eaux intérieures du pays, s’opposant ainsi aux positions américaines et francaises qui affirment que ce  passage devrait avoir un statut de détroit international.
A titre de comparaison, le trajet maritime Rotterdam-Tokyo, serait long de 14.100 km par le passage du Nord-Est russe, de 15.900 km par le passage du Nord-Ouest canadien, contre 21.100 km par le canal de Suez, et de 23.300 km par le canal de Panama. Evidemment ces  positions russes et canadiennes sont rejetées par d’autres états qui souhaitent que ces routes maritimes soient qualifiées de détroits internationaux.  De toute manière, l’ouverture de ces routes commerciales fera à nouveau de l’arctique  un bassin stratégiquement important, cœur des routes commerciales entre le monde Occidental et l’Asie.
Bien sur, la guerre froide est terminée, et le risque d’affrontement militaire direct s’est éloigné. Pourtant le renouveau russe enclenché depuis 1999 et l’élection de Vladimir Poutine, à modifié les rapports internationaux dans l’hémisphère nord.  La Russie est en mesure de faire entendre sa voix, et de ne pas négocier en position de faiblesse.  Dans l’arctique, il n’y a pas que les perspectives de nouvelles routes maritimes. Il y a aussi les ressources minières off-shore. On estime qu’un quart des réserves mondiales non encore découvertes de pétrole et de gaz se situent en Arctique. En 2010 la Section sibérienne de l’Académie des sciences russe (ASR)[14] a estimé que les réserves off-shore de l’arctique devrait atteindre 90 milliards de tonnes de pétrole et 250.000 milliards de mètres cubes de gaz. A comparer avec celles de l’Océan Pacifique (10 milliards de tonnes de pétrole et environ 25.000 milliards de mètres cubes de gaz), de l’océan Atlantique (35 milliards de tonnes de pétrole et 65.000 milliards de mètres cubes de gaz), et de l’océan Indien (40 milliards de tonnes de pétrole et 70.000 milliards de mètres cubes de gaz). L’arctique est également très riche en minerais divers (nickel, fer, phosphates, cuivre, cobalt,  charbon, or, étain, tungstène, uranium ou argent). Enfin la région comprend également les plus vastes réserves en eau douce de la planète[15] ( Groenland).Les dernières années ont donc vu une réelle escalade militaire dans l’Arctique. En fait cinq nations ont des revendications sur la région —États-Unis, Canada, Russie, Danemark et Norvège— et ces pays sont tous, hormis la Russie, membres de l’OTAN. La Grande-Bretagne, la Finlande et la Suède ont également rejoint le conflit de l’Arctique, quand à la Norvège elle a annoncé des plans visant à établir un Commandement Arctique inter-armées, une force de réaction arctique et un renforcement de la base aérienne de Thulé (Groenland) pour la partager avec ses alliés de l’OTAN. Durant la guerre froide déjà, les Etats-Unis avaient développé un réseau de bases aériennes, qui ont été depuis modernisées et transformées pour être partie intégrante du réseau radar lié au projet de système de défense antimissile. Aujourd’hui le Canada et les États-Unis travaillent ensemble pour mieux surveiller et contrôler l’espace aérien nordique dans le cadre du NORAD.
L’état canadien a en outre régulièrement ré-affirmé son engagement à faire de l’Arctique un territoire dont il assurera un contrôle plus efficace, via une présence militaire accrue, et l’affirmation de sa souveraineté sur une portion importante du plateau continental arctique[16]. Des  manœuvres militaires massives ont lieu, dans le cadre de l’Otan, et sont plus importantes chaque année, que l’on pense par exemple aux manœuvres Nanook. Les manœuvres impliquent de plus en plus de pays, dans le cadre de manœuvres conjointes avec l’Otan. Nanook 2011[17] a vu par exemple la participation de 100 participants de pays étrangers, en plus des 1.100 militaires canadiens[18]. “Le Nord, c’est à nous. On veut démontrer à nos partenaires internationaux (…) que nous sommes présents. C’est notre but, a confié le capitaine de corvette Luc Tremblay, à Radio-Canada juste après l’opération[19]. Le  pays a également récemment décidé d’augmenter les effectifs de ses brigades arctiques.
Pendant que des scientifiques canadiens et danois tentent de faire valoir que la fameuse dorsale Lomonosov est une continuité de l’île   canadienne d’Ellesmere ou encore du Groenland danois, la Russie revendique elle la souveraineté sur cette dorsale.  En 2008 des hauts responsables militaires russes avaient déjà affirmé que le pays devait être prêt à faire la guerre en arctique si nécessaire[20]. Le lieutenant-général Vladimir Shamanov qui dirigeait le secteur de l’entraînement de l’armée russe avait affirmé que Après la contestation des intérêts russes dans l’Arctique de la part d’autres pays, nous avons immédiatement lancé une révision de nos programmes d’entraînement militaire en raison de conflits potentiels dans l’Arctique. La Russie a ainsi révisé ses programmes militaires vers le nord. Si en 2010 elle n’envisageait pas la création de brigades arctiques[21],

cela n’est plus le cas cette année. Le ministère de l’intérieur ayant décidé récemment la création de deux brigades[22] pour contribuer à la protection des interêts nationaux russes dans l’arctique.

 

Quel avenir pour l’arctique?
D’après  des sources Opep, l’off-shore russe en arctique représente la 3e et dernière étape d’extraction énergétique, avant le basculement aux techniques d’extractions avancées[23].  Bien que l’accès à ces ressources soit difficile, la fonte des glaces facilite progressivement l’accès aux gisements. Un think tank occidental renommé et de tendance atlantiste, le North Institute[24] a d’ailleurs en 2008 fait des prévisions jugées à risques, comme celles d’une alliance continentale Russie/Chine et une prise de contrôle de ces réserves du nord par ces états via la constitution d’un corridor énergétique eurasiatique. On retrouve dans ces inquiétudes la rhétorique des maitres à penser de la géopolitique anglo-saxonne, relativement obsédés par une possible mise à l’écart des Etats-unis en arctique ou  dans la maitrise des affaires du monde.
En dehors des Etats Unis, riverains de l’arctique via l’Alaska, d’autres pays ont manifesté récemment des visées sur l’Arctique : La Chine[25] ou encore l’Iran[26]. Routes commerciales du futur, exploitation des richesses minières, l’Arctique va faire l’objet de négociations intenses pour départager les états riverains. La France a donc toutes les raisons de s’investir dans ce dossier via l’union européenne et via ses relations bilatérales avec la Russie, qui est le pays clef pour l’équilibre mais surtout le développement de la région.
L’ambassadeur Français pour l’arctique Michel Rocard a ainsi récemment rappelé que «s’il fallait respecter la souveraineté Canadienne dans le nord[27], le pays n’était probablement pas assez solide financièrement pour développer des infrastructures nécessaires au développement de cette route commerciale«. En outre toujours d’après l’ancien ministre » Le chemin de l’est le long de la Sibérie est (…) moins risqué et plus direct, même s’il est un peu plus long. La Russie est une «force arctique» avec de nombreux brise-glaces, dont quatre récents à propulsion nucléaire (…) Il y a aussi une différence concernant la base portuaire, a-t-il poursuivi: au Canada, Resolute Bay doit avoir 280 habitants, Iqaluit six mille, tandis qu’en Russie, Mourmansk en a 300.000 et Arkhanguelsk 350.000.
En outre, alors que le moyen orient est entré dans une  période d’instabilité dont personne ne peut évaluer les conséquences, l’arctique apparait de plus en plus comme un lieu de négociations Nord-Nord, et la Russie apparaît de plus en plus clairement comme une alternative stable et sure pour l’approvisionnement énergétique de l’union européenne et de la France, dont les besoins énergétiques vont être couvert au milieu du siècle à près de 70% par des  importations. Comme prévu par Oran Young[28] il y a déjà 20 ans, nous rentrerons peut être alors au cours du 21ème siècle dans l’âge de l’arctique.
 

[11] Besida Jean-Claude, “Géopolitique de l’Arctique”, mémoire présenté sous la direction de Mr Yves Lacost.
[12]www.nasa.gov/vision/earth/environement/ice_sheets.
[13] Yakolev M. / Peresypkine V., “La Russie ouvre une voie maritime en Arctique”, revue Morskoï Sbornik, sept 2005.
[15] Godard Alain et André Marie-Françoise, Les milieux polaires : Armand Colin, 1999
[23]http://www.quindiblog.eu/photos/uncategorized/2008/06/30/eia_2005.jpg

Опубликовать в Google Plus
Опубликовать в LiveJournal

Posted on by Alexandre Latsa in Arctique, Articles en francais Leave a comment

Add a Comment