Interview d’Olga, une Francophile sur l’Amour ..

J’ai déjà parlé des « Français  de l’amour » sur le forum des français de Russie (ver1). Olga Kukharenko a accepté d’en dire un peu plus et de se confier à Dissonance :

1/ Olga bonjour, tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Pourriez-vous vous présenter aux lecteurs du Blog DISSONANCE? D’ou vient votre intérêt personnel pour la langue et la culture Française?
Bonjour, Alexandre. Je suis enseignante de français à l’Université pédagogique de Blagovechtchensk. J’y travaille aussi comme responsable du Centre de ressources en français.

Il arrive souvent dans la vie que le hasard joue un rôle décisif et tourne la vie là où l’on ne s’est jamais imaginé se retrouver. Je suis née et ai étudié à l’école à Amoursk, une petite ville de la région de Khabarovsk. Dans mon enfance j’étais passionnée par l’apprentissage de l’anglais  mais je ne me voyais jamais devenir professeur. Je me préparais à partir à Vladivostok pour étudier l’Orient et des langues orientales, notamment le japonais. C’est le pur hasard qui m’a amenée vers le français et le métier d’enseignant. Je suis arrivée à Blagovechtchensk à l’âge de 17 ans et ça fera bientôt 17 ans que je vis ici.
Au moment où je suis entrée à l’Université pédagogique de Blagovechtchensk, au département anglo-russe de la faculté des langues étrangères, en 1993, et pendant toutes mes années estudiantines, c’était une époque assez dure pour mon pays, l’époque de «transition», comme on dit maintenant. A vrai dire, c’était un peu le bazar partout. Malgré le fait que j’ai réussi tous mes examens d’entrée avec excellence, l’administration de l’université ne m’a pas permis de faire mes études gratuitement puisque je venais de l’autre région, celle de Khabarovsk. C’est avec cette déception extrême, face à l’obligation de payer mes études et à l’impossibilité de m’opposer contre cette injustice, que j’ai alors pris la décision de m’inscrire au département de français et d’anglais, afin d’apprendre deux langues étrangères.
Je me souviens de ce moment qui a décidé mon avenir avec beaucoup de tristesse. A l’époque ma famille n’avait pas l’argent nécessaire (1.250.000 roubles) pour payer mes études, et mon père a été presque obligé de se mettre sur les genoux devant son patron pour le supplier de donner de l’argent pour mes études. Et ce n’était pas du tout évident!  En fait vrai miracle car l’usine était déjà au bord de faillite, et elle s’est écroulée un ou deux mois après…
Voilà comment le français est devenu ma vie. Vous savez, comme on dit entre les collègues, la langue française en Russie a un charme magique et l’effet qu’elle produit chez ceux qui l’apprennent est difficile d’expliquer. Il y a deux extrémités lorsqu’on rencontre avec le français: soit on reste assez indifférent et on continue de l’étudier par l’obligation sans trop s’y impliquer, soit on y consacre toute la vie! Comme vous pouvez le deviner, je fais partie des amateurs fous de votre langue et votre culture!


2/ Pouvez vous nous présenter votre ville Blagovechtchensk et votre région, l’Amour ?

La ville de Blagovechtchensk est située sur la rive gauche du fleuve Amour, à 7985 km  de Moscou.  Elle se trouve au confluent de deux fleuves Amour et Zeya. Fondée en 1856 comme avant-poste militaire d’Oust-Zeïa, Blagovechtchensk porte le nom de l’église paroissiale de l’Annonciation (Blagovechtchenié en russe, blagaya vest’ qui se traduit comme une bonne nouvelle).

Depuis 1932 Blagovechtchensk est le centre de la région de l’Amourqui a une frontière commune avec 

la République de Sakha, au nord, avec la région de Khabarovsk, à l’est, avec 

la Chine, au sud et avec

la Transbaïkalie, à l’ouest.

Se situant sur la frontière avec 

la Chine, notre ville a de très étroites relation avec 

la Chine et surtout avec  la ville voisine Heihe qui se trouve à quelques 800 mètres de l’autre rive du fleuve de l’Amour.

La région de l’Amour est spécialisée dans la construction d’infrastructures de transports, d’autoroutes avec notamment la société “Amour”. Elle est également fortement présente dans l’agronomie de tout l’Extrême-Orient. La principale activité exportatrice de notre région est l’industrie forestière.

Notre flore et notre faune sont très riches et fort diverses. C’est ici qu’on peut trouver le plus grand tigre de l’Amour (ou tigre de Sibérie).


3/ Vous animez une revue et un blog en français. Les revues dont j’ai lu presque la totalité sont vraiment d’un très bon niveau ! Pouvez-vous nous en dire plus sur ces projets ?

Notre journal a été crée il y a cinq ans, en décembre 2004, par une étudiante de première année de notre département de français, Irina Kornéeva, qui pour l’instant continue son chemin de professionnalisation en journalisme en France, à l’Université de Bourgogne. Au départ  l’objectif du journal était réunir sur ses pages des francophones russes, pour qu’ils parlent de leur vie liée avec le français: voyages, événements culturels et éducatifs, divers expériences francophones, etc.
Au cours des années le journal a beaucoup grandi et s’est développé, de huit à vingt pages en réunissant des articles de tous les genres. Il s’est embelli, en plus. Mais le principe reste le même: chaque auteur qui écrit pour nous, met dans son article une partie de son âme. C’est pour ça que souvent nos articles sont pleins d’émotions.
Ainsi, au cours des années les francophiles d’une vingtaine de villes de Russie, de Sakhaline à Kaliningrad, ont participé à divers numéros. Des passionnés de langue et de culture française d’Egypte, du Mexique, du Brésil, de Pologne, de Finlande, du Canada, des États-Unis, et, bien sûr, de France, tout en appréciant le travail effectué, ont voulu s’associer à notre projet. Notre journal est ainsi devenu le porte-voix de l’Association des enseignants de français de la région Amourskaya ainsi que de l’Alliance Française de Vladivostok.
Cette année, l’année croisée France-Russie, nous avons décidé de faire notre journal «croisé» pour toute l’année! Nous pensons offrir à nos lecteurs des portraits croisés de nos deux pays, 

la Russie et 

la France, pour montrer ce qui nous unit, mais aussi ce qui fait nos différences.

En plus, je voudrais partager avec vous notre joie: on peut dire que cette année 2010 est à marquer d’une pierre blanche pour notre journal! Elle nous a offert l’opportunité d’une belle rencontre avec le géant des médias francophones car il est lu aux quatre coins du monde : «Le français dans le monde»!  Aucun d’entre nous ne s’était imaginé que le FDLM parlerait un jour de notre petit «Salut!». Lisez dans le numéro 369 Mai-Juin 2010 qui vient de paraître, aux pages 28-29, l‘article sur notre journal!

Je crois que cet échange interculturel ne fait que renforcer l’intercompréhension de nos deux peuples. Il aide à se comprendre mieux. Le dialogue entre nos deux cultures apporte l’unique richesse qui compte, celle de l’esprit.

4/ Qu’est ce qui pousse les jeunes de Blagovechtchensk, à étudier la langue française ? Sur la dernière décennie, quel est le nombre d’étudiants qui ont étudié le français à Blagovetchensk ? Avez-vous l’impression que l’attrait pour la langue française est en augmentation ou au contraire en diminution ?

Ca peut paraître étonnant, mais à Blagovechtchensk il y a de plus en plus d’amateurs de français. Certes, le nombre est moins grand qu’à l’ouest du pays où le débouché professionnel avec le français est beaucoup plus important, mais la tendance est pareille pour toutes les régions de 

la Russie, je trouve: l’attrait de la langue française est en augmentation. Le mérite est, sûrement, à l’activité dynamique de l’équipe du SCAC de l’Ambassade de France en Russie. Il nous propose un large éventail de programmes éducatifs et culturels, événements, projets à monter et réaliser, bourses, concours de langues, festivals de chansons et de théâtre francophones, etc. Nous élèves et étudiants voient de réelles possibiltés d’étudier en France! De l’autre côté c’est le développement (économique, politique, social, etc) de 

la Russie et son ouverture aux autres pays et la multiplication des échanges de toutes sortes avec 

la France qui fait que le français devient de plus en plus étudié par les Russes.

Ainsi, il arrive de plus en plus souvent que des jeunes s’adressent à moi et à mes collègues pour demander de leur donner des cours privés de français. Chacun a ses raisons de l’apprendre: l’un tombe amoureux de sa beauté, l’autre veut poursuivre ses études supérieurs en France. Ce qui attire premièrement et le plus souvent c’est la mélodie magnifique du français et le charme et le romantisme qui font toujours l’image de 

la France et le français pour les Russes. J’avoue que ce n’est pas pratique comme l’objectif d’apprendre une langue étrangère, mais c’est miraculeusement comme ça avec le français!


5/ Cette année 2010 est l’année croisée France-Russie, qu’est ce que cela vous inspire ? En parle t’on dans les médias de votre région et de votre ville ?

La nouvelle de cette année croisée nous a fort réjouis! Enfin nous serions plus vus et entendu, il y aurait plus d’attention à notre activité de la part d’un plus large public et surtout des autorités locales…

A vrai dire, les festivités et les événements au niveau fédéral ne nous concernent pas beaucoup. C’est la presse qui nous fait savoir tout ce qui se passe à l’ouest de notre pays et en France. Nous, on s’efforce à nous associer aux activités franco-russes qui se déroulent dans tous les coins de nos deux pays, en organisant toute sorte de manifestations différentes chez nous: expositions thématiques de photos de dessins des élèves, festivals de théâtre et de la chanson française, concours de français pour les étudiants et les élèves su secondaire. Nous accueillons des hôtes français: acteurs, écrivains, chercheurs, professeurs de français.

Pour ce qui est de nos médias, en début de l’année 2010 ils se sont adressés à nous en nous demandant ce qui était prévus pour cette année. Ils sont aussi intéressés à participer à cette année croisée en informant le public de tout ce qui se passe dans la vie francophone de notre région. Ils viennent avec plaisir faire des reportages et écrire des articles sur nos évènements.


6/  La ville de Blagovechtchensk est située à un endroit géographique particulier, a la frontière Russo-chinoise. En 2007 c’était l’année de 

la Russie en Chine, en 2008 l‘année de

la Chine en Russie, en 2009 l‘année de la langue russe en Chine et 2010 l‘année de la langue chinoise en Russie! Finalement d’après vous comment se porte la »francophonie» par rapport à la «sinophonie» ?

Franchement dire, pas très bien… Toutes ces années croisées Chine/Russie, depuis 2007, c’est incroyable! Et en plus les Chinois investissent énormément dans tous les évènements qui se passent dans ce cadre. Quand j’ai appris la nouvelle de l’année croisée Russie/France, j’ai été très contente, mais juste un peu plus tard j’apprends que 2010 c’est aussi l’année de la langue chinoise en Russie. Et comme vous pouvez devinez, à Blagovechtchensk, cela prend une envergure étonnante. Juste un exemple: nous, on a budget zéro pour l’année France-Russie à Blagovechtchensk, alors les Chinois donnent 150 000 dollars à notre Université pour toute sorte de manifestations ! C’est incroyable, étant donné que c’est déjà la 4ième année de la forte présence chinoise en Russie.

Par contre, nous, les francophones de Blagovechtchensk, nous avons notre place parmi les anglophones, germanophones et sinophones. Même si nous sommes peu nombreux de nouveaux amateurs de la langue et de la culture française nous rejoignent régulièrement, nous faisons toujours parler de nous dans les médias locaux et nous avons un grand soutien de la part de l’Ambassade de France et de tous les amis que nous avons en France!


7/ Les relations entre les Russes et les Chinois font l’objet de beaucoup de débats en Occident, beaucoup parlent d’un péril jaune voir d’une invasion de Chinois en Sibérie. Vous qui êtes Russes et «la bas», quelle est votre opinion ? Quelles sont les relations entre les «russes» et les «chinois» dans cette région ?

Moi, les derniers temps j’y réfléchis de plus en plus et je constate l’augmentation de la présence chinoise dans tous les domaines.

Les Chinois sont trop nombreux à venir à Blagovechtchensk pour des raisons différentes: faire du commerce, travailler sur les champs, dans la restauration, construire des maisons. Ils s’intéressent fort à venir étudier le russe chez nous, dans notre Université, et aussi apprendre d’autres disciplines. Le nombre d’étudiants augmente à une vitesse étonnante: en deux ans d’une centaine jusqu’a 400 étudiants dans notre université. Notre ville et notre région collabore beaucoup avec 

la Chine a tous les niveaux dans tous les domaines: commerce, médecine, tourisme, éducation, culture, entraînements communs des gardiens de frontière, des pompiers, des militaires, des policiers, etc.

Les Chinois c’est une nation très laborieuse! Ils adoptent vite tout ce qui vient de nouveau de l’Ouest tout en gardant leurs traditions datant des milliers d’années. Presque tous les Chinois de la ville voisine Heihe parlent russe! C’est impressionnant! C’est indispensable pour eux pour attirer le plus de touristes, de clients, de partenaires de Russie. Malgré tout, moi personnellement, je n’éprouve aucun besoin ni envie d’apprendre le chinois.


8/ Bénéficiez vous dans le cadre de vos activités de «soutien» extérieurs, de «sponsors», qu’ils soient Russes ou Français ? (état, administrations, alliance française, fonds pour la culture..) ? Qui concrètement vous aide à développer la francophonie sur l’Amour ?

C’est tout d’abord l’Ambassade de France en Russie. Ils proposent des bourses des stages linguistiques et pédagogiques, organisent des concours dont les récompenses sont des séjours culturels et éducatifs en France. Nous organisons avec leur aide et soutien des sessions des examens DELF DALF. Nos étudiants partent poursuivre leurs études en France. Tout cela motive bien des jeunes à apprendre plus le français.

Nous avons un soutien de la part de l’Alliance française Vladivostok pour l’édition de notre journal francophone «Salut! Ca va?». L’Alliance nous «envoie» régulièrement des artistes et des experts français, et nous organisons leurs rencontres avec les francophones de Blagovechtchensk.

Et c’est l’administration de notre Université qui soutient beaucoup nos projets.


9/ Y a t’il une communauté de Français ou d’Européens de l’ouest dans votre ville ou votre région ? Ou alors s’agit-il de gens qui sont juste de passage ?

Non, pas de communautés de Français ni d’Européens de l’ouest. Il s’agit justement des gens de passage dont je viens de vous parler, et des touristes qui viennent à l’invitation personnelle des gens de l’Amour.


10/ Vous avez déjà voyagé en France, quelle a été votre impression sur notre pays ?

Ah! Ça, il faudrait que nous consacrions une interview à part à mes impressions de 

la France et des Français! J’ai fait 5 voyages en France, chaque fois c’étaient des stages différents et chaque fois je revenais avec un énorme bagage d’impressions diverses! Ces voyages m’ont enrichi intellectuellement, ils m’ont fait découvrir encore et encore votre pays et connaître plus votre peuple. Je suis passée par des simples comparaisons des modes de vie, traditions et la manière de s’exprimer des Français en arrivant jusqu’aux déductions curieuses et inattendues pour moi. Tout cela à éveillé de plus en plus ma curiosité et m’a incité à plus observer. En découvrant votre culture, il m’est arrivé de tomber dans des situations tantôt rigolotes tantôt assez gênantes.


Plus j’apprenais 

la France, plus les rencontres avec votre culture me faisaient réfléchir  sur de nombreux pourquoi  sur la nature humaine et les relations entre les gens, elles me donnaient des idées pour mon développement personnel et professionnel, m’aidaient à prendre du recul par rapport à la culture de mon pays et voire de ma personnalité, elles m’offraient des moments inoubliables me remplissant de l’enthousiasme incroyable que je n’évitais pas à partager avec mes étudiants! C’est justement le dialogue avec la culture de l’Autre qui est à l’origine de plein de mes découvertes passionnantes! Mais il est vrai que c’est un sujet à part, à discuter longtemps…

11 / Le 02 juillet prochain, le Président Russe va visiter votre université , que souhaiteriez vous lui demander ?

Oui, je me réjouis à l’idée d’avoir l’occasion de participer à cette rencontre. Enfin, j’espère que je serais parmi ceux chanceux qui seront là. Je vais encore refléchir… Je lui demanderais quelque chose d’intelligent (rire). Par contre ce que je ferais sûrement, je lui demanderais de passer mon bonjour à Vladimir Poutine! Et oui, je

sais
 que c’est pas sérieux… Tout le monde autour de moi, surtout mes amis français, savent que j’admire cet homme!


12/ Avez vous quelque chose à rajouter ?

Euh… non, je pense…

Merci Olga pour cette interview, je rappelle l’adresse du site des «francisants» et «francophones» de Blagovechtchensk, vous pouvez également télécharger des revues ici, et consulter le blog des français de l’amour la.

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Posted on by Alexandre Latsa in Articles en francais, Entretiens 8 Comments

8 Responses to Interview d’Olga, une Francophile sur l’Amour ..

  1. Anonymous

    En lisant l’interview d’Olga et son amour pour notre langue et la culture Française,j’ai bien l’intention de me rentre a Khabarovsk,cette ville que je rêve de voir depuis nombre d’année certainement en 2011,mais je ne parle pas le Russe, merci Olga et a votre famille pour l’ardeur et le courage dans une zone aussi lointaine avec un environnement pas propice a notre langue Française,j’admire votre courage.
    Bon vent
    yves

     
  2. Anonymous

    Merci Alexandre pour ces infos fraîches et qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Et bravo pour le volume de travail fourni. Frank

     
  3. Olga

    Merci, Yves! Et soyez le bienvenu chez nous! je connais les francophiles comme moi a Khabarovsk, on essayerait de vous faire connaitre au mieux notre belle region peu connue:-)

     
  4. Anonymous

    Bonjour

    instructif pour un francais basique comme moi que d’aussi jolies jeunes filles parlant si bien le Francais habitent si loin tout la bas au fond de la Russie !

     
  5. Francois cadret

    Privet !

    Vive la france et la francophonie !

     
  6. Anonymous

    J’enverrais bien une Caisse de Champagne à l’Université de Blagovechtchensk à l’attention de ma Chère Olga mais je vais avoir l’air ridicule à côté de la donation faite chaque année par les Chinois ? Coucou de 10000 kms … Le vieux poète Marcel.

     
  7. Olga

    Ah, Marcel! Chaque votre mot poetique fait plus plaisir et vaut mille fois plus cher que des millions des Chinois :-)

     
  8. GJ Raybaut

    Je vis aussi une partie de l’année en Russie, imprégné de cette immense culture. Cela m’a permis d’écrire un texte idéaliste, très pudique et romantique, coups de coeur de plusieurs bibliothèques : «les corps indécents». (voir http://www.google.fr > les corps indécents» premières pages et plus) Les critiques et commentaires sont intéressants car ce texte love story colle parfaitement avec l’actualité. Je n’ai hélas pas l’honneur et le bonheur de connaitre Olga. Il est bon d’être passionné dans la vie et ce livre traite… de la passion !

     

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